Comment choisir votre cure et votre centre ?

Comment choisir votre cure et votre centre B ?
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Comment choisir votre cure et votre centre B ?

Vous allez trouver ici toutes les réponses à vos questions : comment choisir votre centre, quelles sont les promesses qu’il doit tenir, combien de temps partir, quand partir, comment mêler tourisme à votre cure, que mettre dans votre valise, etc.

Où faire votre cure ?

Au Kerala

Si cette médecine est née dans le nord de l’Inde, c’est au Kerala qu’elle a été la mieux préservée et transmise au fil des siècles grâce aux grandes familles de médecins (Ashtavaidyas), à une biodiversité exceptionnelle en plantes médicinales et au perfectionnement des thérapies traditionnelles comme le Panchakarma.
Le Kerala se distingue par :

  • une transmission ininterrompue de l’Ayurveda depuis plus de 2 000 ans ;
  • les prestigieuses lignées de médecins Ashtavaidyas, garantes de l’authenticité des enseignements ;
  • une biodiversité exceptionnelle offrant des milliers de plantes médicinales ;
  • le développement et le perfectionnement des traitements ayurvédiques traditionnels, notamment le Panchakarma ;
  • une fabrication artisanale de nombreuses huiles, décoctions, poudres et préparations médicinales ;
  • une médecine toujours profondément ancrée dans la vie quotidienne de la population ;
  • des universités, hôpitaux et centres spécialisés qui perpétuent cet héritage ;
  • un climat tropical idéal favorisant les soins, les cures et la croissance des plantes médicinales tout au long de l’année.

Je sais que l’Inde peut parfois impressionner, mais le Kerala n’a rien à voir avec le reste de l’Inde. Souvent considéré comme une terre bénie, il séduit par :

  • une nature luxuriante, entre cocotiers, rizières, plages et backwaters ;
  • une agriculture et une pêche abondantes qui nourrissent généreusement la population ;
  • un taux d’alphabétisation parmi les plus élevés d’Inde et un accès à l’éducation pour tous ;
  • un fort esprit d’entrepreneuriat et une place importante accordée aux femmes, qui dirigent de nombreuses entreprises et institutions (c’est d’ailleurs une femme qui dirige le centre où je vous emmène) ;
  • une remarquable coexistence entre hindous, musulmans et chrétiens, vivant ensemble dans un climat de respect et de tolérance ;
  • des paysages d’une beauté exceptionnelle, propices au calme et au ressourcement ;
  • l’accueil, la gentillesse et la bienveillance légendaires des Kéralais ;
  • une présence omniprésente de l’Ayurveda et du yoga, profondément ancrés dans la culture et le quotidien depuis des siècles.

Au Sri Lanka

Le Sri Lanka est considéré comme le second grand foyer historique de l’Ayurveda. Introduite depuis l’Inde il y a plus de 2 000 ans, cette médecine traditionnelle s’y est développée de façon autonome, enrichie par la flore locale, les savoirs des médecins cinghalais et le soutien des rois bouddhistes qui ont favorisé la création d’hôpitaux et de jardins de plantes médicinales.

Le Sri Lanka se distingue par :

  • une tradition ayurvédique ininterrompue depuis plus de deux millénaires ;
  • une médecine officiellement reconnue et intégrée au système de santé du pays ;
  • une pharmacopée enrichie par des centaines de plantes médicinales endémiques ;
  • l’influence du bouddhisme, qui considère le soin du corps comme indissociable de celui de l’esprit ;
  • des familles de médecins qui transmettent leur savoir de génération en génération ;
  • un climat tropical particulièrement favorable à la culture des plantes médicinales tout au long de l’année ;
  • des soins ayurvédiques fidèles à la tradition, privilégiant les préparations artisanales et les traitements personnalisés ;
  • une approche où l’alimentation, les plantes, les massages, le yoga et l’hygiène de vie forment un tout au service de la prévention et du retour à l’équilibre.

Mais le Sri Lanka accueille depuis plusieurs décennies une clientèle européenne, notamment allemande, ce qui a naturellement influencé le développement de nombreux centres ayurvédiques.
Beaucoup proposent aujourd’hui une expérience très confortable, dans un cadre de type resort ou hôtel de bien-être, avec des prestations adaptées aux attentes occidentales. C’est une excellente option pour celles et ceux qui recherchent un séjour alliant détente et Ayurveda.
En revanche, si vous recherchez une pratique plus traditionnelle, fidèle aux racines de cette médecine, elle est plus difficile à trouver. J’ai moi-même visité de nombreux établissements avant de sélectionner celui que je vous propose, précisément parce qu’il a su préserver cette authenticité qui m’avait tant séduite au Kerala.

En Europe

Une cure en France ou en Europe, n’a rien à voir avec une cure en Inde eu au Sri Lanka.
Le climat, la fraîcheur des plantes, des aliments et des épices, la cuisine, certains soins interdits chez nous, la bienveillance kéralaise ou sri-lankaise, la présence de deux à trois personnes par soin, font toute la différence.
Vous finissez souvent par payer plus cher sans avoir vécu une authentique cure.
Le personnel n’est pas formé de la même façon.
Et pour finir, certains soins sont interdit en Europe.
Oui, il faut prendre l’avion… et rester écologiquement sage tout le reste de l’année.

Combien de temps sur place ?

Combien de jours de cure ?

La période officielle ancestrale pour une cure est de 3 semaines, comme nos cures thermales. Cette durée correspond au cycle de régénération cellulaire de nombreux organes du corps humain.

  • La première semaine prépare votre corps.
  • La deuxième semaine est dédiée aux soins de détoxination plus intenses.
  • La troisième semaine soutient Agni, votre feu digestif, très sollicité les jours précédents, et réharmonise vos doshas.

D’autant qu’il faut en théorie entre 3 et 7 jours pour restaurer un dhatu, un des 7 tissus du corps.

  • En cas de maladie chronique ou d’un manque de Ojas, d’immunité ou de vitalité, les  7 dhatus seraient touchés. Vous devez laisser un peu de temps à vos médecins, un minimum de 3 semaines, voir 4 semaines selon la gravité. C’est à cette condition que cette médecine obtient des résultats sur des maladies difficilement guérissables.
  • Si vous allez globalement bien, vous pouvez partir 2 semaines mais ne partez jamais moins.

Je sais qu’il est difficile pour les Occidentaux toujours pressés que nous sommes, de bloquer autant de temps. Cela fait plus de 10 ans que j’organise des cures ayurvédiques et c’est toujours entre le 10e et 12e jour que j’entends de la part de mes curistes, le retour de Ojas, et le sentiment d’une ré-harmonisation.

Quand partir ?

Au Kerala

Thérapeutiquement, la meilleure période pour une cure ayurvédique est celle de la mousson, qui correspond aux mois de juin, juillet et août.

  • D’une part, les fortes températures et l’humidité dilatent les pores de la peau, les propriétés thérapeutiques sont mieux assimilées.
  • D’autre part, la chaleur et la pluie vous invitent à plus de calme. Vous êtes moins tenté par les promenades, les longueurs de piscines, etc. Votre énergie n’est plus distillée mais pleinement utilisée pour la purification.

Nous lui préférons souvent la période estivale, comprise entre novembre et mars. La douceur des températures vous permet de plus profiter des extérieurs les après-midis.

  • Si vous partez avant la fin de l’année, vous renforcez votre système immunitaire et passez un hivers sans encombre.
  • Si vous partez au début de l’année, vous écourtez l’hiver et entamez le printemps en pleine forme.

Notez que plus vous vous rapprochez du mois de mars et plus il fait chaud. Si vous ne supportez pas la chaleur, partez plutôt en novembre, décembre ou janvier.

Au Sri Lanka

Le Sri Lanka est influencé par deux moussons qui alternent selon les régions. La mousson Yala (de mai à septembre) arrose principalement la côte sud-ouest, tandis que la mousson Maha (d’octobre à janvier) concerne surtout le nord et l’est de l’île.

Le sud-ouest du Sri Lanka, où se situe le Lotus Villa, bénéficie ainsi de sa plus belle saison de novembre à mars, avec un climat chaud (28 à 32 °C), ensoleillé et une mer généralement calme. Les températures augmentent progressivement au fil des mois : si vous supportez mal la chaleur, privilégiez un départ en novembre, décembre ou janvier. Février reste très agréable, tandis que mars est le mois le plus chaud.

Faire du tourisme avant ou après ?

Si vous souhaitez découvrir le pays, je vous recommande de prévoir votre circuit avant votre cure.
En revanche, il est préférable de ne pas programmer de tourisme après celle-ci. Les soins ayurvédiques sollicitent profondément l’organisme et il est important de rentrer chez vous afin d’ancrer les bénéfices de la cure et de poursuivre votre récupération dans le calme.

Si vous êtes fatigué et/ou souffrant, je vous conseille de consacrer l’intégralité de votre séjour à votre cure. Les personnes qui voyagent pendant une ou deux semaines avant leur arrivée peuvent débuter les soins déjà épuisées, ce qui diminue leur capacité à en profiter pleinement. De plus, un long séjour peut parfois sembler éprouvant, notamment lorsque l’on est déjà fragilisé.

Rassurez-vous, quel que soit le centre choisi, vous aurez tout de même l’occasion de découvrir les environs grâce à quelques excursions ponctuelles : une balade sur les backwaters, la visite d’un parc national, d’un temple, d’un marché local ou encore d’un village traditionnel.

En revanche, si vous disposez d’une bonne vitalité et de suffisamment de temps, combiner un circuit avec votre cure est une excellente option. J’ai sélectionné pour vous plusieurs itinéraires et adresses que je recommande, aussi bien au Kerala qu’au Sri Lanka.

Enfin, il est conseillé d’adopter une alimentation végétarienne pendant les deux semaines qui précèdent et les deux semaines qui suivent votre cure. Selon vos habitudes alimentaires, il peut être frustrant de ne pas pouvoir découvrir pleinement la cuisine locale. C’est une raison supplémentaire de réserver vos découvertes gastronomiques à un voyage consacré au tourisme.

Comment choisir votre centre ?

1) Fiez-vous aux labels officiels kéralais

Les médecines d’ailleurs et particulièrement l’Ayurvéda sont si à la mode que les offres se sont multipliées.
Le gouvernement du Kerala a mis en place depuis 1998 un système de normes garantissant la bonne pratique de l’Ayurvéda et une certification pour les centres en fonction de leur équipement et de leurs compétences : Green Leaf et Olive Leaf (plus haut de gamme).

D’autres centres s’apparentent à des SPA. Moins pointus sur le plan médical, les soins n’en sont pas moins agréables.
Les centres sans certification ne sont pas pour autant à exclure, ils n’ont peut-être pas encore été contrôlés. Il vous appartiendra de vous renseigner sur leurs prestations.

1) Fiez-vous aux labels officiels srilankais

Contrairement au Kerala, il n’existe pas de labels tels que Green Leaf ou Olive Leaf. En revanche, les centres peuvent être enregistrés auprès du Department of Ayurveda, qui veille à la qualification des médecins et au respect des pratiques ayurvédiques traditionnelles. Certains établissements répondent également à des critères spécifiques définis pour le tourisme ayurvédique.

Comme ailleurs, tous les établissements ne proposent pas le même niveau d’authenticité. Beaucoup sont avant tout de très beaux resorts de bien-être, où l’Ayurveda côtoie les soins de spa et les prestations hôtelières destinées à une clientèle internationale. D’autres privilégient une approche plus médicale et traditionnelle.

Voilà pourquoi, je vous invité vous renseigner sur la formation des médecins, l’origine des médicaments, l’organisation des soins et le degré de personnalisation des traitements avant de faire son choix et de vérifier si tous les points abordés ici sont validés.

2) Vous devez avoir des consultations quotidiennes

Vous devez bénéficier de consultations quotidiennes.

  • Votre médecin doit être diplômé, d’un diplôme d’état reconnu.
  • Vous devez voir votre médecin dès votre arrivée. Il examinera toutes les parties de votre corps (ongles, peau, yeux, cuir chevelu, muscles, pouls, tension, poids) et vous interrogera sur vos habitudes de vie, votre alimentation, votre travail, votre sommeil, vos antécédents familiaux et médicaux. Il aura ainsi tous les éléments nécessaires pour déterminer votre constitution et comprendre ses déséquilibres, exprimés sous la forme d’un mal-être ou d’une maladie. Il pourra alors décider de vos soins, de vos compléments, de votre régime alimentaire.
  • Vous devez voir votre médecin tous les matins afin d’affiner le protocole décidé si besoin. Il vérifiera vos pouls et votre tension et vous sondera sur la qualité de votre appétit, de votre sommeil, vos urines, vos selles, etc.
  • Vous devez avoir un médecin potentiellement joignable la nuit.

En théorie, ce sont des médecins femmes qui s’occupent des femmes et des médecins hommes qui s’occupent des hommes. Si ce n’est pas le cas, le médecin est accompagné d’un(e) assistant(e) pour vous ausculter si vous êtes du sexe opposé et pouvoir entrer dans la salle de soin où vous êtes dénudé.

3) Vous devez avoir des compléments alimentaires « maison »

Rares sont les patients à ne pas avoir au moins un complément. Selon la décision de votre médecin, vous pouvez avoir en moyenne 4 à 6 compléments individualisés par jour, tout au long de votre journée. Leurs buts sont multiples : maintenir ou restaurer votre santé, favoriser l’élimination des toxines, renforcer le système immunitaire, équilibrer vos doshas.

  • Idéalement, les compléments sont fabriqués par le centre. Leurs composants sont ainsi de meilleure qualité, poussant non loin du centre.
  • Leur préparation implique de nombreux
    processus, longs et minutieux. Un cachet peut contenir jusqu’à 35 plantes.
  • Ils sont composés à base de plantes locales, de minéraux et de produits d’origine animale (lait, ghee, babeurre).
  • Leurs formes galéniques sont variées : huiles, sirops, poudres, pilules, choornams, pâtes, teintures mères, etc.

4) Vous devez bénéficier d’une alimentation personnalisée

L’ayurveda intègre un système de recommandations nutritionnelles allant de la préparation à la consommation des aliments.
Chaque aliment est composé d’une ou plusieurs de 6 saveurs : sucrée, aigre, salée, amère, piquante et astringente. En temps normal, un repas équilibré devrait toujours contenir ces 6 saveurs afin de nourrir et satisfaire pleinement votre corps et votre esprit.
Mais en cure, selon vos déséquilibres, toutes les saveurs ne seront pas bonnes pour vous. Voila pourquoi vous devez bénéficier d’une alimentation personnalisée, décidée par votre médecin.
La cuisine indienne ayurvédique est succulente tout en étant diététique et végétarienne. Les repas sont incroyablement inventifs, un vrai festival pour les yeux et le palais. Vous n’aurez pas faim, croyez- moi !

5) Vous devez recevoir des soins personnalisés

Vous devez avoir un soin par jour minimum.
Dans le centre que je fréquente au Kerala, un soin « majeur » est donné le matin et un « mineur », l’après-midi.
Ils sont simplement extraordinaires. Au Sri Lanka, ils peuvent selon l’intensité de votre traitement s’enchainer.

  • Les soins « majeurs » peuvent être donnés à quatre mains et durent 45 minutes. Une troisième personne est présente pour faire chauffer les huiles, les poudres ou les pâtes au fur et à mesure.
    Leurs mouvements sont parfaitement rodés et synchronisés. Il n’y a pas de place au hasard ou à de l’approximatif.
    D’une bienveillance extrême, vos masseurs (des femmes pour les femmes et des hommes pour les hommes) sont totalement concentrés et habités par ce qu’ils vous font.
    Une fois le massage terminé, vous êtes emmené jusqu’à la salle de bain où vous êtes frictionné avec une terre exfoliante, shampouiné, rincé et séché. Pour finir, vous aurez une touche sur le front et le cou de Rasnadi choornam, une combinaison de plusieurs plantes anti-inflammatoires puissantes (Rasna, Aswagandha, Bala, Mustha, Useera, Kushta, Gairika, etc). Appliquée régulièrement, cette poudre équilibre les 3 doshas et augmente votre force et votre vitalité.
  • Les soins « mineurs ». Ce sont des soins en local : cataplasmes, massages, réflexologies, etc.

C’est votre médecin qui décide de ce qui est juste
d’être fait. Le même soin peut être fait avec des huiles ou des combinaisons de plantes différentes, selon le travail visé. Par exemple, le fameux Thaila Dhara, l’écoulement d’un liquide sur le 3e œil, peut être fait avec de l’huile médicamenteuse, du lait ou de l’eau chaude médicamenteux.

6) Vous devez avoir des séances de yoga

Vous devez avoir au moins une séance de yoga par jour. Dans mon centre, il y en a une au lever du soleil et une autre au coucher.
Le yoga est important. Il fait partie des 4 piliers fondamentaux d’une cure, avec l’alimentation, les soins et les compléments personnalisés.
Il vous permet de travailler tant sur votre physique que sur votre mental, votre vitalité, vos émotions, votre psychisme et votre spiritualité.
Rassurez-vous, le yoga proposé dans un centre ayurvédique est adapté à votre condition de curiste et accessible, peu importe votre niveau.